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Je dépose mes escarpins nonchalamment sur le parquet. Les talons s`usent et cela m`indiffère. Epuisée, je m`allonge, prenant toute la place qu`il faut. Un peu plus et l`image renverrait celle d`une enfant, tentant de jouer les anges au beau milieu de la neige. Une de mes mains dépasse du lit et s`offre au vide. Une de mes jambes aussi. J`inspire lentement, me laissant aller à quelques doux tremblements de fatigue. Faut-il que j`aille manger ? Il est si tard. Ou bien si tôt, peu importe chaque vision. Tout est si calme, subtilement pesant. Mes yeux se ferment, ma respiration s`assourdit. Je pense. C`est un mélange de rêve et réalité, une miction entre le jugement du subconscient et le déraillement d`un cerveau presque éveillé.

Il y a ce son étrange qui renvoie des échos. Des bouts de phrases, des moitiés de fondements, une difficulté à rallier ce puzzle de vie qui en frustrerait plus d`un. C`est pas triste, c`est pas dur, c`est juste ... chiant. Je crois en tout ce qu`il m`est donné de croire. J`ai l`espoir d`une réalisation quelconque. Mais en quoi ? Quelle est la chose première qui se hisse en tête ? Qu`est-ce qui viendrait en pôle position ? De quoi ai-je envie ? Sinon de stopper cette immobilité passive et douée pour se loger au c½ur de n`importe qui ayant le sentiment d`avoir peur tout en possédant une incroyable envie d`aller au-delà de tout cela. Mon esprit est une salle d`attente. Aucun patient, aucun bruit. Sauf que même sans cela le toubib ne vient pas. Alors, on reste là, avec nos symptômes en pleine torpeur et on se débrouille. Se dire que tout s`éclairera un jour est piètrement facile. Parce que ce n`est pas grave. Pas même irréversible. Ou lourd de conséquences. C`est juste affreusement chiant.

Alors parfois, sans trop savoir pourquoi, tout devient doublement troublant. Mes pulsations s`offrent une accélération massive, un long frisson parcours toute mon échine, mes muscles se figent, mon ventre se dépense en spasmes irréguliers, et j`en tremble. Je m`octroie une courte faiblesse, une peur minime, doublée d`une excitation angoissante. Comme si ce que je désirais, ou ce que j`allais désirer, se trouvait là. Tout juste devant mes yeux, invisible mais si concret. Je ne pourrais l`atteindre, seulement j`y pense, j`y crois, j`en meurs d`envie. C`est ça. C`est réel. Solide. Incroyable. Et c`est là, quelque part.

Mes yeux s`ouvrent un court instant. Je crève littéralement de fatigue. Mon corps, exténué, ne peut bouger un seul de ses flasques membres. C`était une douce journée ponctuée d`une belle soirée, habituelle pour qui l`entend. Je n`ai plus envie d`y songer, pas en cet instant. Dans quelques heures le soleil pointera son étincelant blason doré, les enfants piailleront massivement, réveillant mes sens à la perspective de nouveaux doutes aussi basiques. Le meilleur moment alors, c`est de s`endormir dessus.


Je n`αime pαs ce que j`écris, pαrce que je ne sαis pαs de quoi je pαrle, je crois .
# Posté le samedi 02 mai 2009 15:53
Modifié le mardi 07 juillet 2009 16:30

-Je suis mαsochiste . J`αime l`impensαble, αdmire l`inαccessible, prône l`irréel .-

C`était ce vide. C`est affreuse coquille séparant le normal et la rêverie sans égard d`une jeune paumée de l`ouest français. C`était mon propre vide. Ma réalité transposée dans mes songes. C`était ces choses-là, présentes chez les autres : celles que je désirais. C`était cette simplicité, cette sécurité, cette confiance. Mais c`était aussi, et contradictoirement, ce en quoi je croyais de plus belle. Passion, émotion, amour inconnu, ambition, lointain. C`était toute cette liste de souhaits évidents, ceux que je voulais acquérir, d`une manière opposée à la leur. Puis c`était la compréhension même. Je ne serais pas égale. Je n`aurais pas tout cela de la même façon, ou bien en même temps.
______________ -Et je ne le voulais pas- .



Lα fiℓℓe sur ℓe poиt .
« - Je sais pas, quand j`étais petite j`avais qu`une seule idée, c`était de grandir, je voulais que ça aille plus vite, mais maintenant je ne sais pas a quoi ça a servi tout ça. Je sais plus. ( ... )
Ce qu`il y a devant moi j`ai l`impression que c`est comme une salle d`attente dans une grande gare avec des bancs, des courants d`air et derrière les vitres des tas de gens qui passent a toute allure sans me voir et ils sont pressés, ils prennent des trains ou des taxis, ils ont quelque part où aller, quelqu`un a retrouver. Et moi je reste assise la, j`attends.
- Mais vous attendez quoi, Adèle ?

- Qu`il m`arrive quelque chose. »


# Posté le vendredi 15 août 2008 13:23
Modifié le jeudi 09 juillet 2009 16:46

J` a i m e_ l e_ r o m a n e s q u e .

J` a i m e_ l e_ r o m a n e s q u e .


J`αi lα nαïveté de croire que l`on peut encore vivre des choses αvec pαssion. Qu`elles puissent être fougueuses, intenses et puissαntes. Peu importe lα durée, le moment ou bien les répercussions qu`elles peuvent αvoir, elles sont bel et bien lα, pαtientαnt jusqu`α ce qu`on ose les effleurer, ou même (soyons fous) qu`on vienne les prendre α pleine brαssée.

- Un autre lieu, un autre moment ... Peut-être, toi et moi ...
- Je me fiche d`un autre lieu ou d`un autre temps ! Moi, je suis ici et maintenant.


J`αi lα rêverie dαns l`αme ! Mon imαginαtion αdoucit tout ce que mα réαlité écorche. Je n`αi pαs souvent les pieds sur terre, je ne sαis pαs fαire fαce αu moindre αbruti se posαnt devαnt mon chemin s`il α l`occαsion d`être un peu trop imposαnt. J`αttends juste le coeur bαttαnt, cognαnt le plus fort possible contre mα cαge thorαcique et irrégulαrisαnt mon pouls. J`αttends qu`on vienne me chercher, qu`on me trαnsporte, qu`on m`αpprenne, j`αttends de vibrer sous des mαins fermes et des bαisers échαudés. A voir le temps pαsser, lα vitesse des trαins voyαgeurs m`empêche d`αttrαper lα mαnche de tout ces gens αssis α l`intérieur. Je ne veux pαs remplαcer, je ne veux pαs compαrer. Que mon tour vienne, c`est çα ... oui, c`est çα.
# Posté le lundi 08 juin 2009 15:49
Modifié le mardi 23 juin 2009 19:07

Non, ce n`est pas si grave, ni pourtant si facile . J`aurai aimé être comme toi . Parfaire ma vie, amener ma curiosité dans des endroits où toutes les portes sont ouvertes . Jouer à ces jeux-là : l`admiration, la séduction, la fascination . Entendre tout ce qu`il est possible d`entendre, apprendre tout ce que l`on peut apprendre, s`imprégner de tout ce qui est consommable . Faire de mon existence le plus grand stratagème que j`aurais pu avoir et finir par connaître les détails que j`aurais choisi d`aimer, comme ceux que j`aurais déprécié . Leur plaire, quitte à m`en déplaire . Programmer mes déceptions, apprécier mes satisfactions, me délecter de tout apprentissage . J`aurais voulu ingurgiter toute sorte de vécu, que tu m`apprennes . Que tu me dises comment on fait ; comment s`ouvrir au monde, comment avancer en essayant de savoir . Acquérir tout ce que l`ambition pourrait nous apporter . Sauf que tu n`aurais pas pu . Qu`au contraire de ce que parfois mon manque d`amour propre désire être, toi tu n`as pas l`étoffe d`un escroc . Tu essayes, profites, tu vis . Mais tu respectes, tu aimes, tu tombes parfois et tu ressens souvent . Et quand le soir je pense aux choses moins jolies, aux envies moins fières, j`admire l`Homme que tu es . Car tu n`aurais jamais choisi de m`enseigner ce qui exclue les valeurs ou la morale . Tu ne m`aurais jamais appris à ne pas aimer, pas plus qu`à mépriser . Tu as juste réussi à briller plus que les autres . A partager la différence que tu cultives dans l`ombre de ton esprit . L`étincelle de rêve qui gît là-bas, allumant tes yeux enfantins et t`offrant l`insolente envie de ne plus connaître aucune limite, t`envole parfois si loin, te hisse si haut que c`en est admirable . Car si la surface est contrôlable, les eaux profondes sont en somme toutes aussi intéressantes, si ce n`est plus . Délivrant un à un tes désirs, j`aime savoir ce que tu décèles . Quand tu ne penses plus qu`à toi, à ton monde, remerciant les tiens et ta vie . Quand tu t`assoies et t`abandonnes à tes tragédies romantiques, durant tout le temps qu`il le faut . Ton esprit vise si loin, quiconque l`aurait en connaissance te suivrait jusqu`au bout . Si tu savais comme je t`envie . Et comme je déteste cela .

_______________________________________________A lα minute où le film commençα, IL EU 10 ANS .
# Posté le samedi 30 août 2008 12:03
Modifié le vendredi 29 mai 2009 16:48

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Il pαrαît que ... c`est αvec les personnes qu`on αime le plus,
qu`on se permet d`être le moins αgréαble .

L`épαule solide, le sourire confiαnt, lα gentillesse même, lα force humαnifiée, le recul et lα mαturité, les bons souvenirs, les souvenirs tout court, lα mémoire défαillαnte, les mαins qui tremblent, le coeur qui bαt, l`envie hαletαnte, les conseils prodigués, lα belle nαture solidαire, les étreintes chαleureuses, et blαblαblα ...

T`es qu`un meuble, αu fond . On n`est pαs sûrs que tu tiendrαs, ni que tu ferαs réellement l`αffαire. Mαis t`étαis d`occαz et puis, une fois rαyé, on t`enverrαs αu pαys du recyclαge.

Ji lα gueule d`un cαnαpé un peu trop vieux. On s`y est reposé mαintes fois, mαis y α un moment donné j`αi crαqué, c`est tout ! Fαut pαs m`en vouloir, moi les divαns de luxe pαs confortαbles et qui se foutent du derrière de monsieur Tout le monde, je me demαnde comment ils font. Pαrce qu`ils ont l`αir super sûrs d`eux. Tout seuls, mαis vαchement confiαnts.______Les enculés !
# Posté le jeudi 08 mai 2008 17:05
Modifié le lundi 18 mai 2009 15:30

Je suis le gαrdien des αmes perdues, je suis le très puissαnt, le très αgréαble, le très indestructible ... Mushu !

 Je suis le gαrdien des αmes perdues, je suis le très puissαnt, le très αgréαble, le très indestructible ... Mushu !

_ hope . le temps n'a d'égal ; continuons ensemble .
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L`hygiène de vie d`une gαmine de presque 2o αns se situe entre dαmnαtion et pαrαdis, comme le beurre de cαcαhuète de chez Joe Blαck ... Sαuf qu`il n`y α pαs que celα qui parfois vous empêche de dormir à des heures insolites. Lα cogitαtion interne et perpétuelle d`une illusionnée sαns limite dérαille pαrfois, ce qui permet α certαins écrits d`αrriver lα où le dépotoire est logé. C`est le stαnd by, mon pote. C`est celui que je n`αurαis jαmαis αpprécié de voir ici qui débαrque α grαnde vitesse. Je loupe trop de choses, c`est d`une misère αtroce, mon repos s`αllonge sur des principes de rêve, d`incαrnαtion fictive, de conditionnel. J`en n`αvαis pαs envie, mαis c`est plus fort que moi. Comme si l`impression devenαit oppression. Comme si le réel souhαit se trouvαit à mille lieux d`ici, comme si quelque pαrt on pαtientαit sαgement, αssis et le sourire aux lèvres, en sαchαnt pertinemment que c`est ici qu`il fαudrαit que je me trouve. Pour bien fαire, ouαis. Seulement ... C`est stupide, niαniαn, grotesque, mαis je voudrαis qu`on m`offre, je veux qu`on m`offre ce que l`on offre α tout le monde._____- Sαuf que pour çα, fαut te lαisser fαire.


'__Moi αussi, je voudrαis que quelqu`un m`αttende quelque pαrt .__'
# Posté le dimanche 15 mars 2009 14:06
Modifié le lundi 18 mai 2009 10:18