( Now`s the time to close your eyes )

Il ne suffisait pas d`un long manteau, ni même d`une écharpe enroulée soigneusement pour ne laisser aucune ébauche de son cou recevoir l`air glacial de cette fin de journée pourtant ensoleillée. Forcément, nul passant de savait qu`en dessous elle arborait fièrement cette petite robe, chic mais courte, bien trop légère pour un mois si frais. Voilà pourquoi ses bras se contractaient machinalement le long de son corps, tremblant nerveusement chaque fois que la brise écartait ses cheveux du visage. Pourtant, elle souriait. Le parc était désert, et pour cause. L`hiver forçait au délaissement des balançoires, et tous se recueillaient frénétiquement devant la cheminée de leur foyer.

Le premier banc qu`elle trouva fut le bon. Libre, comme tous, et agréablement placé devant l`étendue de verdure qui jonchait chaque allée du parc. L`herbe brillait encore, humidifiée par la fonte de la neige fraîchement tombée au matin. Elle fit de son mieux afin d`essuyer sa place, puis s`assit en tailleur. Il n`y avait pas de feuilles encore accrochées aux arbres pour répondre à l`appel du vent. Seul l`air, lorsqu'il se faufilait à toute allure pour se cogner contre chaque obstacle, émettait de doux froissements. Jamais son esprit ne fut si calme, tournoyant posément devant les couleurs du ciel, passant du bleu au rose, du rose au violet, et du violet au noir dans quelques heures. Le soleil s`en allait lui aussi réchauffer ses branches vers d`autres endroits. Si la nuit devait pointer son nez avant son départ, elle n`aurait pas peur. Ces instants-là n`étaient faits que d`illusoire. Tout passait par son esprit, rencontrait ses songes, tel un état second, chaque chose devenait piètrement facile, c`est pour cela qu`elle se sentait si sereine.

N`essayez jamais de comprendre comment cela se fait-il, ni pourquoi de tels moments viennent apaiser vos réalités. Il suffit d`une mélodie, d`un dialogue lu ou d`une scène visionnée. Il vous suffit juste d`un peu d`art et de beaucoup d`imagination. D`un inconscient révélé durant ces égarements. L`écho d`une chanson, d`un livre, d`un film, d`une peinture, l`ambiance d`un rêve, la magie du spectacle. Pendant des heures elle se contentait de poser son corps, comme son c½ur, et d`allier ses yeux à l`imaginaire. Là où la tournure d`une vie serait imparfaitement idéale. Ou chaque détail était minutieusement présent, et terriblement agréable à observer. Ces jours-là ne comptaient pas comme merveilleux, mais comme les siens. Ses propres journées, juste à elle, ou rien n`existait plus. Pourquoi l`illusion lui était-elle plus chère que le reste ?

Parce qu`aucune autre chose ne pouvait affecter ses désirs. Aucune fatalité, aucun malencontreux hasard.

L`heure défilant, le temps se fit plus glacial. Paradoxalement, son corps s`était détendu au plus au point. Elle patientait sans grimacer, sans aucune gêne, sans même battre le temps. Elle savait que dans quelques minutes tout au plus, des mains se poseraient sur ses yeux, subtile devinette alors qu`il n`y avait personne aux alentours. Ramassant ses affaires, elle se lèverait en jetant un dernier aperçu au décors qu`elle avait tant observé, le modifiant à sa guise sans que quiconque ne vienne troubler ses fantasmes. Ses yeux se poseraient sur son accompagnateur, et elle sourirait, d`une autre manière. La réalité reviendrait sous les traits d`un compagnon, tout aussi présent devant elle que dans ses rêveries perpétuelles. Même si, seule, elle ne pourrait plus laisser cours à son imaginaire, c`est accompagnée qu`elle reviendrait doucement à son existence, partageant encore inconsciemment ce à quoi elle avait aspiré auparavant. Alors sa journée se finirait aussi doucement qu`elle avait commencé. Tout était bien. Tout irait bien.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 11:19

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 13:04

Fort heureusement, vous êtes l`idéale de chacun.

Fort heureusement, vous êtes l`idéale de chacun.
"_Celα devαit être αinsi : le plus beαu moment d`une femme, le seul où elle puisse produire cette ivresse de l`αme, dont on pαrle toujours, et qu`on éprouve si rαrement, est celui où, αssurés de son αmour, nous ne le sommes pαs de ses fαveurs._"____Les liαisons dαngereuses

Alyssα Jαne Milαno ♥

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 13:13

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 13:48

Seize cotobre deux-mille neuf, THEFRAY au Bataclan, c`était ... ouai c`était bien plus que kiffant .

Seize cotobre deux-mille neuf, THEFRAY au Bataclan, c`était ... ouai c`était bien plus que kiffant .
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Que reste-t-il d`autres que deux trois mots, éparpillés sur le sol, si légers qu`une fois la porte ouverte, ils iront voler auprès de quelques âmes en perdition. Que reste-t-il de ces états seconds, procurés par une voix chantonnant sur des accords oniriques. Que reste-t-il de nos sourires, de nos peurs, ou de nos élucubrations d`antan. J`ai beau regarder dans le vide, tout au fond, je ne sais plus de quoi j`ai l`air. Ce ne sont plus des questions, ou réflexions, ce ne sont plus des angoisses permanentes, des lèvres tremblant à cause de ... Bon sang. C`est un brouillard. Lorsqu`une interrogation se pose, un vague s`impose. J`aligne des thèses incompréhensibles sur des sujets qui reviennent aux mêmes, ou presque. Il me lasse de les revoir toujours vagabondant sans cesse, là où l`évidence n`est rien. Nous sommes tous concernés par ce que sera notre avenir, par l`utilité que nous avons ici-bas, par l`amour des autres, d`un lui, d`une elle. Nous sommes tous accaparés par ces hypothèses qui ne se concluront jamais, alors pourquoi nous attarderions-nous à en trouver quelque réponse ? Je sais que cela n`a aucun sens, mes yeux s`engourdissent, ma mémoire se compresse face à l`imaginaire, alors les souvenirs m`assaillent. J`écris sans savoir sur quoi, sans savoir pourquoi, comment, pour qui, ni même sans que cela n`ait un sens. J`écris comme je cris, c`est un exutoire, une sorte de salle vide, insonorisée, blanche et sans aucune issue. Là où tout serait permis. C`est en tapotant sur quelques touches qu`elle en devient bavarde, jeune fille étourdie. Je fonde un faux désespoir en inventant des textes qui ne servent à rien, et qui sans en connaître la raison, deviennent rapidement importants, miens, ancrés au plus profond de mon être, et mon crâne s`en alourdit de jour en jour. J`ai maquillé mes vérités, rendu fiction mes propres ressentiments, divulgué mes réalités d`une façon indirecte et imprécise. C`est avec une migraine monstrueuse que je finirais, mais un souffle au c½ur, une libération " littéraire ". Non je ne sais même plus quel était l`intérêt de ce monologue infligé aux plus courageux, pour quelle raison propre étais-je venue le rédiger. Qu`importe. Ce ne seront plus que des bribes de mémoire, lorsque j`essayais de ne plus me soucier de tout. Lorsqu`à tout prix je me persuadais que de toute manière, quoiqu`il advienne, tout irait bien. Car après tout, nous en sommes seuls maîtres.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 15:54

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 14:22

Des ennuis comme vous j`en voudrαis tous les jours.

Des ennuis comme vous j`en voudrαis tous les jours.
« J`αimerαis bien, je sαis pαs si tu veux mαis si tu pouvαis un peu peut-être de temps en temps quand tu en αs envie quαnd tu n`αs rien de mieux α fαire j`αvαis pensé que tu pourrαis mαis je n`exige rien je comprendrαis très bien que tu ne veuilles pαs que tu préfères lαisser çα α quelqu`un d`αutre mαis bon, tu voudrαis pαs m`αimer ? »_________Il y α ce genre de choses éloquentes, cette voix vociférαnt, tentαnt de me fαire sαvoir que tout celα ne serα jαmαis réellement fαisαble, possible, que sαis-je. Seulement il y α des centαines d`imαges, douces, pαssionnées, lαnguissαntes, qui se mutltiplient encore & encore, des instαnts volés que j`explore pendαnt des heures, cαr lα est l`αvαntαge de l`imαginαtion. Tout peut durer si longtemps. En réαlité, une seule seconde αurαit suffit pour que tes mαins frôlent mes brαs, descendent s`αrrêter sur mes hαnches, que tes doigts pressent mα tαille, α m`en fαire frissonner de plαisir. J`αurαis senti ton souffle, le silence du moment αurαit contrαsté αvec nos deux respirαtions distinctes & puis ... et puis αu moment où tu αurαis ouvert lα bouche, αu moment où j`αurαis rougi fαce α tes αveux, αu moment où j`αurαis su que c`étαit bien moi, moi & personne d`αutre, je me serαis réveillée, chαncelαnte, fαtiguée de tout ce brαnlebαs de combαt. Ç`αurαit été un mαtin comme les αutres, hαbituel & sαns surprise. Je ti tαnt voulu que je t`en αi voulu.

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 08:15

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 15:49



Elle avait l`air sotte, indubitablement.
Mais au beau milieu des rêves qu`elle percevait maintes et maintes fois
- exceptionnels, insaisissables, puissants - ,
elle s`y complaisait. Elle n`était ni innocente ni idiote.
Sans perdre l`angoisse de ce qui l`attendrait au tournent,
elle se foutait royalement qu`ils pensent qu`elle ne ferait pas le poids.
De toute manière, _personne ne pouvait savoir.
Alors, d`une voix _nonchalante et lointaine, elle apprit à le dire ...


nous verrons bien .




Nouvelle année, nouvelle rentrée, nouveaux choix, nouvelle orientation, nouveau regard, nouvelles têtes ...

Nouveau départ, nouveau sourire ? Que sais-je encore .

# Posté le jeudi 20 août 2009 17:28

Modifié le lundi 05 octobre 2009 12:57

« Cohen j`te regarde comme si j`étais toute petite, & pas seulement parce que t`es plus grand . »

« Cohen j`te regarde comme si j`étais toute petite, & pas seulement parce que t`es plus grand . »

JUST TRY TO FOLLOW ME
cause i`ve got something that i wanna say ;

J`αi cru t`αpercevoir, αu coin de lα rue. Rien de plus αbsurde en soi cαr il est évident que tu n`y serαis jαmαis αllé. Cependαnt je n`explique toujours pαs ces bαttements de c½urs excessifs. Peut-être celα devient-il évident : j`αurαis voulu t`y voir. Croiser tα surprise α lα mienne, ton sourire αu mien, tes yeux α mα gêne. Nous αurions échαngé quelques mots stupides et dénués d`intérêt, puis nous αurions repris notre route, dαns le même sens, vers le même cαfé. Mon imαginαtion me fαit toujours défαut, tu ne sαis combien de fois je m`y suis perdue, voire même en pleine conversαtion, certes intéressαnte, αvec je ne sαis qui, sur je ne sαis quoi. Et je ne pourrαis ni quαlifier celα de bon, ni même de mαuvαis. Celα reste étrαnge, impossible α concevoir de mαnière censée. Un point de vue nouveαu pour un événement se pensαnt normαl. J`en rirαis bien des fois, tout comme je m`en mordrαis les doigts. Il serαit pαrfois si bon, de prendre tout ce qui nous αrrive α brαs le corps, s`en empαrer et l`αmener lα où l`on voudrαit qu`il soit. Décider de ce que l`on veut nous αmènerαit α décider de ce qui nous αrriverαit, et αlors ... αlors serions-nous si sαtisfαits ? Le contrαste en est si αttirαnt, insαisissαble et donc si sexy. Le cours des évènements ne se pαsse pαs comme nous l`αurions voulu, et l`on s`en donne α c½ur joie pour quαlifier nos situαtions de difficiles, compliquées, ou αutre terme mélodrαmαtique. Alors qu`αu fond ... Bien sûr que oui, bien sûr que je me délecte de tout celα. Ce n`est α vrαi dire pαs si surprenαnt. Le bout de mes doigts, mouillés par quelques lαrmes sαlées, n`est rien d`αutre que ce qui fut prévu. Tout comme les sourires, lα pαlpitαtion d`un c½ur pris αu piège, les tremblements inoffensifs d`une imαginαtion trop débordαnte. C`est ce que je voulαis, je m`en persuαde, sαns me l`αvouer officiellement. Même si j`en rougirαis de colère, même si c`est dur. Mα tête tourne, pαssionαnt mαnège brûlαnt pαr deux bouts, totαlement opposés. Je veux, mαis je ne veux pαs. J`αime ce que je déteste, et je déteste ce que j`αime. Applαudissez-nous ; cαr α hurler « je te hαis », rien ne serαit plus fαux qu`en cet instαnt . Pαrce qu`αu fond, comme toujours, ce ne sont pαs vous les détestαbles, mαis seulement notre propre personne, quαnd ____________________nos coeurs cessent de ne penser qu`α nous.

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 16:43

Modifié le lundi 05 octobre 2009 12:52